mercredi 28 janvier 2009
Les professionnels de l'information dans le contexte de l'information numérique
Jean-Philippe Accart - 2008 - Association belge de documentation - 4 déc.
Résumé :
L'information sous forme numérique tend à se substituer ou à compléter l'information papier : le « tout numérique » devient une composante essentielle de la vie professionnelle et de la vie privée. Les professionnels de l'information dans leur ensemble ont pu mesurer l'évolution des supports d'information, mais également leurs contenus. Ils ont appris de nouvelles techniques pour s'approprier ces supports et investi des champs de recherche de plus en plus pointus. La place du professionnel s'est modifiée par rapport à cet environnement numérique, et ce, à plusieurs niveaux et à plusieurs étapes du traitement et de la diffusion : elle devient de plus en plus centrale car il est présent à chaque étape. Plutôt que d'un nouveau rôle du professionnel, il s'agit d'une extension de ses compétences et aptitudes à gérer l'information. Plusieurs aspects de l'environnement numérique actuel sont pris en exemple dans cet article : la numérisation, les archives ouvertes, la référence virtuelle ou l'e-learning.
lundi 12 janvier 2009
CEDROM-SNi : 20 ans de croissance et d'innovation dans les technologies de l'information
dans le domaine de la gestion et de la diffusion d'information de presse sur
Internet, célèbre aujourd'hui ses 20 ans d'existence, placés sous le signe de
l'innovation et de la croissance.
"C'est le résultat combiné d'une maîtrise continue des nouvelles
technologies, de l'implication et du dévouement de nos employés ainsi que des
efforts constants de nos partenaires qui sont à l'origine de la croissance et
du succès de CEDROM-SNi", déclare François Aird, président de l'entreprise.
"Forte des réussites des vingt dernières années, CEDROM-SNi entrevoit avec
confiance un avenir prometteur. Affichant une situation financière solide,
l'entreprise est dans une position idéale pour profiter des opportunités
qu'offre le marché", poursuit M. Aird.
Cette force, l'entreprise la doit à ses trois services, Eureka.cc,
Newscan.com et Europresse.com, qui permettent de dépouiller quotidiennement
près de 3000 sources d'informations, en plus de permettre la recherche dans
plus de 75 millions de documents d'archives. Ces services donnent accès à une
diversité et à une richesse d'informations, tout aussi fiables que reconnues,
consultés tant par les spécialistes de l'information que par des décideurs,
gestionnaires et membres de la direction.
C'est à Montréal en 1989 que CEDROM-SNi ouvre ses portes et saisit
rapidement les opportunités qui la mènent à développer une expertise unique et
un concept avant-gardiste : la gestion et la diffusion d'informations de
presse sur cédérom puis sur Internet.
En 1995, l'entreprise concrétise son expertise et lance le service
Eureka.cc sur le marché québécois. Le succès est immédiat auprès de clientèles
diverses : entreprises, organismes, firmes d'avocats, agences de publicité,
gouvernements, écoles, etc. Forte de cette réussite, l'entreprise vise ensuite
d'autres marchés et ouvre un bureau à Ottawa en 1997 puis en 1998, à Toronto
et à Paris.
Cette stratégie réussit, car la demande pour les services de CEDROM-SNi
connaît alors une expansion fulgurante, marquée par les lancements consécutifs
du service Newscan.com sur le marché canadien en 1998 et du service
Europresse.com sur le marché européen en 1999.
Aujourd'hui, CEDROM-SNi se positionne non seulement comme le chef de file
canadien de son domaine d'expertise, mais figure également parmi les leaders
de son domaine en France. Fidèle à son héritage fondé sur une maîtrise
continue des nouvelles technologies et sur une compréhension constante des
besoins de sa clientèle, CEDROM-SNi poursuit le développement de services
électroniques innovateurs, conviviaux et performants.
CEDROM-SNi établit des ententes de licence avec ses partenaires éditeurs,
afin d'assurer à ses clients une utilisation du contenu de presse en entière
conformité avec les lois en vigueur sur les droits d'auteur.
A ce jour, peu d'entreprises ont su développer un modèle d'affaires
profitable reposant entièrement sur les technologies de l'information. C'est
le défi qu'a réussi à relever CEDROM-SNi, et ce, depuis 20 ans.
A propos de CEDROM-SNi :
CEDROM-SNi est un agrégateur de contenu de presse qui donne accès par ses
services à près de 3000 publications d'actualité et d'affaires provenant
principalement de l'Amérique du Nord et de l'Europe. Sa banque d'archives de
plus de 75 millions de documents est mise à jour quotidiennement par l'ajout
de près de 80 000 nouveaux articles sur lesquels il est possible d'établir des
alertes livrées par courriel ou sur intranet en fonction de profils
préétablis. L'accès à l'information contenue dans les produits de CEDROM-SNi
se fait toujours dans le respect des droits d'auteur puisqu'il fait l'objet
d'ententes entre l'entreprise et chacune des publications concernées. Les
sites Eureka.cc, Newscan.com, et Europresse.com sont les principaux produits
de l'entreprise qui compte environ 90 employés dans l'ensemble de ses bureaux
de Montréal, Paris, Ottawa, Toronto et Halifax. Fondée en 1989, la firme est
partenaire de Transcontinental inc. depuis 1996.
Renseignements: Aurélie Cesvet, CEDROM-SNi, (514) 278-6060,
aurelie.cesvet@cedrom-sni.com
mardi 30 décembre 2008
Quelles compétences pour un service de réference par chat ? « Assessment Librarian
C’est à peu près la question que le groupe de travail auquel je participe s’est posée. C’est aussi ce que se demande Lili Luo dans son article “Toward sustaining professional developement : Identifying essential competencies for chat reference service” (Science Direct, sur abonnement) paru dans la revue Library & Information Science Research . Comme quoi, les choses sont plutôt bien faites.
Je vais éviter les circonvolutions et donner la liste des 21 compétences que Lili Luo définit comme essentielles après une enquête auprès de 597 bibliothécaires participant à des services de renseignement par chat. Si vous souhaitez avoir plus d’info sur l’enquête, sa méthodologie, je vous invite à consulter ma (tentative de) traduction (partielle), attention, c’est du fait-maison.
Aptitudes à l’entretien de référence
- débuter la session par une formule de cordialité afin de montrer son intérêt et sa volonté d’aider
- utiliser des relances ouvertes pour faire préciser les questions
- renvoyer l’usager vers des ressources ou services appropriés si nécessaire
- reconnaitre lorsqu’un suivi est nécessaire
- répondre sans jargonner
- répondre de manière neutre
- demander si le besoin d’information de l’usager a été satisfait
Familiarité avec les ressources électroniques
- savoir sélectionner et rechercher dans les bases de données et les ressources sur internet
- connaître les bases de données souscrites par la bibliothèque
- disposer d’une vaste connaissance des ressources disponibles sur internet
- évaluer rapidement la qualité des ressources et services
Esprit relation-client
- comprendre l’éthique du “service client” afin de fournir un service de qualité aux usagers
- appliquer la politique du service de renseignement par chat si nécessaire
Ces trois groupes de compétences forment ce que Lili Luo appelle les “compétence générales du renseignement”.
- garder l’usager constamment informé en lui indiquant ce que l’on fait.
—
Travailler sous la pression
- réfléchir rapidement et régler les problèmes inattendus lors d’une session de chat
- gérer plusieurs activités au même moment
- savoir gérer son temps
Ces 4 compétences sont définies comme “mises en évidence par le chat”.
Savoir communiquer en ligne
- maîtriser la communication écrite instantanée
- comprendre la culture d’internet et les conventions du chat
—
- tirer partie des fonctionnalités des applications de chat ou des messageries instantanées pour conduire efficacement une session de chat
—
- connaître les ressources des autres bibliothèques dans un service de renseignement collaboratif
Ces compétences sont considérées comme “spécifiques à un service par chat”.
A l’heure où nous nous interrogeons (enfin surtout ma collègue NK) sur la formation à proposer aux bibliothécaires participant au service de référence en ligne du grand Ouest, cet article propose des pistes tout à fait pertinentes. En plus, il a le mérite de mettre en rapport les compétences avec le profil de la population étudiée.
Pour prendre un exemple proche de notre expérience, l’article affirme que les bibliothécaires-chatteurs exerçant dans un service collaboratif (plusieurs bibliothèques réunissent leurs ressources pour assurer une ouverture significative) accordent plus d’importance aux compétences techniques, à la connaissance des ressources électroniques, à la compréhension de la culture internet et des conventions du chat et à l’aptitude à travailler sous la pression.
Les compétences “prioritaires” diffèrent également selon que le bibliothécaire utilise une application commerciale de chat (type QuestionPoint) ou un application de messagerie instantanée et selon l’année d’obtention du diplôme de bibliothécaire.
Le questionnaire proposé par Lili Luo est le meilleur moyen de construire une formation adaptée aux attentes et aux besoins des bibliothécaires. Quant aux résultats, les nôtres seraient sensiblement différents, si nous menions l’enquête dans le cadre de notre projet. L’échantillon américain était composé aux 3/4 de bibliothécaires exerçant depuis plus d’un an dans un service de renseignement par chat, ils se définissaient à plus de 80% comme “à l’aise” avec un service de ce type.
Rien de tel de notre côté où, à ma connaissance, personne n’a déjà participé à un service de renseignement par chat et où il existe encore quelques appréhensions face à un outil totalement neuf dans les bibliothèques françaises.
Mais si on se base sur les résultats de cette étude, tout cela n’est qu’une question de pratique et de formation.
Archivé sous: Saines lectures, Service de référence en ligne | Taggé: chat, enquête, formation, Lili Luo, Service de référence en ligne
« Libqual+ - La restitution des résultats (5)
mardi 18 novembre 2008
Lancement jeudi de la bibliothèque numérique Europeana | Internet
17 novembre 2008 | 13 h 39
La bibliothèque numérique européenne Europeana, un «rêve devenu réalité», sera lancée jeudi, a indiqué lundi Viviane Reding, commmissaire européen en charge de la société de l'information et des médias, lors du Forum d'Avignon sur la culture et l'économie.
Pour en savoir plus
Éducation en ligne
À partir du 20 novembre, plus de deux millions d'objets culturels numérisés seront accessibles gratuitement pour les internautes qui iront sur le portail www.europeana.eu., a-t-elle précisé. Le service sera disponible en 21 langues. «L'objectif est d'atteindre voire de dépasser 10 millions d'objets culturels d'ici 2010», a souligné Mme Reding.
Cette «alliance inédite» entre les nouvelles technologies et le monde de la culture est le fruit d'une «collaboration sans précédent» entre plusieurs centaines d'institutions culturelles de l'Union européenne, a-t-elle indiqué.
La France est le principal contributeur (52% des oeuvres mises à disposition), a souligné Viviane Reding.
Pour le moment seul 1% du contenu des bibliothèques nationales en Europe est numérisé. Ce chiffre devrait passer à 4% d'ici 2012.
«C'est le début d'une fabuleuse aventure», a considéré Mme Reding, en soulignant qu'«Europeana offrira un visage à la culture européenne sur internet». Elle permettra par exemple d'avoir accès à des ouvrages de la littérature française (manuscrits de Zola, Balzac), à la reproduction numérique d'un autoportrait de Rembrandt authentifiée par le Rjiksmuseum à Amsterdam, à des cartes détenues par la bibliothèque slovène ou encore à des partitions musicales hongroises.
lundi 29 septembre 2008
Musique: Bruxelles bouleverse la gestion des droits d'auteur
16 juillet 2008 | 11 h 16 | 1 commentaire
La Commission européenne a interdit mercredi certaines pratiques des sociétés européennes qui collectent les droits d'auteur pour la diffusion d'oeuvres musicales par internet, câble et satellite, qui restreignent selon elle la concurrence.
Pour en savoir plus
Sacem | Neelie Kroes | Musique en ligne | Propriété intellectuelle et droits d'auteur
La Commission européenne reconnaît «le rôle précieux» de ces sociétés nationales de gestion collective des droits d'auteur et ne les met pas à l'amende, mais elle veut bouleverser leur mode de fonctionnement.
Elle a donc annoncé mercredi qu'un auteur de musique --parolier ou compositeur-- pourra à l'avenir choisir librement sa société de collecte des droits d'auteur au niveau mondial, qui pourra être autre que la société nationale de son pays (comme la Sacem en France).
Elle a aussi décidé d'abolir une clause, figurant dans les contrats liant les sociétés d'auteurs entre elles, obligeant un utilisateur de musique dans un pays donné à demander une licence exclusivement à la société des droits d'auteur de ce pays.
Bruxelles dénonce cette «segmentation stricte du marché sur une base nationale». Elle souhaite permettre à l'avenir aux sociétés de gestion des droits d'auteurs européennes «de se concurrencer en termes de qualité de leurs services et de niveau de leurs frais administratifs» (déduits du montant versé à l'auteur).
«Cette décision aura un effet positif sur la diversité culturelle», a indiqué la commissaire à la Concurrence Neelie Kroes dans un communiqué. Elle permettra «d'offrir aux auditeurs un choix plus vaste et aux auteurs des revenus potentiellement plus importants».
L'exécutif européen enquêtait depuis plusieurs années sur ce dossier suite à des plaintes du groupe de radiodiffusion RTL et du fournisseur britannique de musique en ligne Music Choice.
Bruxelles a critiqué le système actuel: «un utilisateur commercial, tel que RTL ou Music Choice, qui souhaite offrir un service paneuropéen, ne peut pas recevoir de licence couvrant plusieurs États membres, mais doit négocier avec chaque société nationale de gestion collective»
L'Association européenne de compositeurs et paroliers avait par avance vivement critiqué début juillet le projet de l'exécutif européen, jugé «castastrophique» pour la création musicale.
Alors que chutent les ventes de disques et que grimpent les téléchargements de musique sur Internet, beaucoup moins rémunérateurs pour leurs auteurs, mettre les sociétés nationales en concurrence reviendrait à étouffer les auteurs indépendants en bradant leurs droits, avait-elle prévenu.
La décision arrêtée mercredi concerne 24 sociétés membres de la Confédération internationale des sociétés d'auteurs et compositeurs (CISAC). Elle leur permet toutefois de conserver leur système actuel d'accords bilatéraux et le droit de fixer le niveau des redevances dues sur leur territoire national.
vendredi 12 septembre 2008
Bibliobsession 2.0 » EXIGEONS de nos prestataires des fonctionnalités 2.0 sur nos OPAC!
Parce que c’est nous, bibliothécaires, qui devons dire à nos prestataires ce que nous voulons et surtout pas l’inverse, parce qu’ils ont des intérêts commerciaux à nous vendre du “2.0 propriétaire”, à réinventer la poudre en fournissant des CMS fermés ou à aller tellement lentement qu’ils contribuent largement à renforcer l’inertie de nos organisations, je relaie ici l’excellente idée de Laurent de Jvbib cet été.
Participez sur Bibliopedia, le wikipedia de la bibliosphère, à l’élaboration collective du cahier des charges du site de bibliothèque et de l’opac de vos rêves!
L’idée de cette page est de recenser tout ce qu’on attend aujourd’hui d’un site de bibliothèque, et en particulier de la partie opac. On peut bien sûr se baser sur ce qui existe déjà, mais sans s’y limiter.
Quelques exemples d’idées pour l’instant :
* Sous chaque document peuvent s’afficher les avis et chroniques publiés sur d’autres sites (amazon/allociné, autres bibliothèques)
* C’est l’utilisateur qui choisit parmi celles proposées quelles sources il souhaite afficher sous les notices.
* Chaque notice dispose d’une url fixe , et lisible
* Chaque exemplaire dispose d’un flux RSS sur son état
jeudi 12 juin 2008
Persistance du livre Par Jean-Michel Salaun, mercredi 11 juin 2008 à 14:23 :: Édition :: #491 :: rss
J'ai déjà eu l'occasion de le répéter maintes fois. Le plus remarquable pour le livre n'est pas son passage au numérique, mais sa résistance sur papier. Une récente enquête réalisée pour la maison Random House fournit des confirmations et précisions intéressantes :
The Reading and Book Buying Habits of Americans, Zogby International, mai 2008. Pdf. repéré grâce à Pinitiblog ici.
L'enquête a été passée en ligne auprès d'un échantillon de 8.218 adultes américains. A priori, faute d'éléments supplémentaires sur la méthodologie, on peut lui faire une relative confiance, d'autant que les résultats ne sont pas favorables au numérique, du moins pour la lecture, pour l'achat c'est autre chose.
En voici un échantillon suggestif (dans l'ordre des numéros de question, trad JMS) :
Où achetez-vous le plus souvent des livres ?
- En ligne = 43%
- dans une chaîne de librairie = 32%
- chez un libraire indépendant = 9%
Quel format de livre achetez-vous le plus souvent ?
- Relié = 43%
- e-book = 0%
Quel vendeur en ligne fréquentez-vous ?
- Amazon = 66%
- Barnes & Noble = 10%
Prévoyez-vous d'acheter une tablette de lecture (liseuse, e-book reader) ?
- Oui je le prévois = 4%
- Oui, j'en ai une = 3%
- Non je ne prévois pas d'en acheter = 80%
- Pas sûr = 13%
Avez-vous déjà acheté un livre numérique (e-book) ?
- Oui = 15%
- Non = 85%
La réponse est encore plus radicale pour un clavardage avec un auteur ou la participation à un groupe de lecture en ligne : 95% de non.
Naviguez vous sur le Web pour des livres sans savoir exactement ce que vous cherchez ?
- Oui = 62%
- Non = 37%
Éloquent, non ?